ABES, AMUE, CINES : Co-construction : on nous prend pour des… gens bons !!!

Le chantier de démantèlement de l’Abes, appelée à fusionner avec le Cines et l’Amue dans un grand tout aux contours flous, est lancé depuis septembre 2025. Lors de la réunion de lancement en septembre, ministère, préfigurateur, direction de l’Abes semblaient alignés : « co-construction » était le leitmotiv, le mantra qui allait structurer la démarche.

Les représentant.e.s du personnels ou les syndicats seraient donc associés au comité de pilotage ? Non, voyons, ils seraient alors juges et parties dans cet organe qui est éminemment politique !
Ils et elles seraient donc présent.e.s dans les discussions sur le décret de création du futur établissement, vous savez ce texte qui encadre notamment les missions, la gouvernance, le rôle des représentants du personnel ? Non, ce n’est pas possible, ça c’est uniquement entre les services du MESRE et les actuels directeurs !
Ils et elles participeraient aux groupes de travail qui discutent de règlement intérieur, de conditions de travail, de prévention des risques, de politiques salariales, de recrutement ? Non, enfin, laissez faire les
spécialistes, ce sont des questions techniques et, après tout, ces fameux groupes de travail ne sont là que pour proposer des scénarios, ce ne sont pas des organes de décisions !

Alors où ? Dans un nébuleux comité inter-CSA dont les attributions ne sont pas claires puisqu’il n’existe de toute façon aucun document émis par le MESRE qui cadrerait un peu cela. Vote consultatif ou pas, vote
uniquement des titulaires ou également des suppléants, et puis vote sur quoi, sur les scénarios proposés en GT, sur les orientations des comités divers, sur les décisions qui tombent du ciel ?

Nous ne sommes pas dupes. Ce comité inter-CSA ne s’appuie sur aucun fondement légal puisque le nouvel établissement n’existe pas encore. Il n’aura donc aucun rôle consultatif, et encore moins un rôle de
contre-proposition. Les GT eux-mêmes ne semblent, pour certains, que des instances servant à préparer les conséquences de décisions déjà prises, mais pas à instruire des dossiers discutés ensuite en comité de pilotage.
Et pourtant, il aurait été intéressant que les représentant.e.s du personnel assistent à ces GT afin d’y apporter leur regard et leur expertise. Mais non, la direction de l’Abes, fidèle relais du MESRE, a décidé d’écarter les candidatures des représentant.e.s du personnel de l’Abes à ces GT, après avoir fait mine de céder en autorisant un délai de candidature plus long. Cette stratégie d’exclusion n’est pas de nature à susciter une adhésion large de la part des personnels au projet de fusion, et renforce les inquiétudes déjà exprimées sur les missions du futur établissement.

Dans ces conditions, la co-construction annoncée est un vain mot. Nous l’avons déjà vécu lors de la dernière réorganisation, nous le vivons à nouveau.

Nos exigences :
- Faire partie en qualité de représentant.e.s du personnel de tous les
groupes de travail qui traitent des sujets relevant des compétences des
CSA, notamment les conditions de travail, la prévention des risques, le
fonctionnement du CSA dans le futur établissement et les prochaines
élections
- Obtenir du MESRE la lettre de mission du préfigurateur promise depuis
septembre 2025.

Ces revendications sont simples. Jusqu’à quand les représentant.e.s du personnel accepteront de jouer le rôle de caution de chantiers dont elles et ils sont de fait exclu.e.s ?

Signataires : CGT Universités de Montpellier / SNASUB-FSU / SNPTES-UNSA / SUD Education Abes

Page publiée le vendredi 30 janvier 2026

Rechercher